Canigou (2784m)

Distance : ~17 km
Point Bas : Mariailles (1700m)
Point Haut : Canigou (2784m)
D+ Cumulé : ~1100 m
Horaire : 3h-4h
Technicité : élevée
Précautions : la cheminée finale nécessite de poser les mains, ne pas faire sans « équipements spéciaux » en cas de neige…

Barcarès, 16h, le temps est maussade et la météo ne prévoir rien de bien pour les 2 jours qui viennent. Pourtant, je voulais profiter de ce week-end pour enfin aller découvrir le patron des montagnards catalans, lieu d’une course annuelle réputée : la course du Canigou.
Je tente un coup de fil au refuge des Cortalets. Le gardien, bien sympa, me dit qu’il est en train de bronzer sur la terrasse! Ni une ni deux, j’enfile ma tenue, je remplis ma gourde et hop, je saute dans la voiture.

J’arrive à Vernet-les-Bains sous des trombes de bruine, me disant qu’il s’était peut-être moqué de moi le gardien sympa. Tant pis, je continue la route puis la piste et le ciel se dégage juste au niveau du terminus à Mariailles!

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Terminus de la route : Mariailles. Le canigou se cache au fond à gauche…

Y’a pas à dire, le coin a l’air sympa, la nature y est belle. Je serre les lacets, j’embarque les crampons d’appoint (des inquiets de Pyrénées-Team.com ayant essayé de me persuader qu’il fallait même un piolet ;o)) et je démarre, il est 18h15.

Le début est bien agréable pour une mise en jambes : un monotrace en faux-plat descendant en sous-bois. Mais rapidement je traverse le ruisseau de la Llipodère et le chemin remonte, toujours en sous-bois, un peu plus caillouteux sans que cela m’empêche de courir.

Au bout de 4 kilos environ, le chemin se rapproche d’un gros ruisseau, le Cady. Je continue mais rapidement je ne vois plus les traces de peinture du GR. Bah, je me dis que j’ai du couper un lacet (salle habitude) et que je vais les retrouver plus haut. Que nenni, j’ai en fait pris un « faux » chemin qui monte vers la Jasse de Pierre. Je me retourne et je vois que, en fait, le « vrai » chemin traverse le ruisseau plus bas. Je redescend et j’hésite un peu : en ce mois de mai, il y a pas mal d’eau. Mais bon, j’ai pas le choix alors je traverse : de la flotte jusqu’aux genoux et je me dis que si les rugbymen se plongent dans de l’eau glacée après le match, çà ne peut qu’être bon pour mes mollets…

Je continue en trottinant, vers 2020m, je laisse les traces du GR10 pour suivre sur la droite les traces de peinture jaune vers le Canigou. Je passe le refuge Arago (2123m, presque 6km), joli mais en mauvais état, et me retrouve nez-à-nez avec une horde d’isards. Ils sont plus de 20. J’ai beau leur dire que j’ai pas la même VMA verticale qu’eux, qu’ils auront bien le temps de détaler, rien n’y fait. Cà me fait plaisir de voir de vrais isards, et pas de ceux que l’on peut voir du côté de Cauterets, avec colliers et boucles d’oreilles.

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Refuge Arago

De là, la pente s’élève pour rejoindre le Pla de Cady, la course est difficile, je marche souvent, mais le sommet commence à se profiler, là-haut sur la gauche. On distingue bien la croix maintenant. Le chemin par légèrement sur la droite vers le Puig Sec et je foule les premiers névés. A cette heure tardive, la neige est molle en surface mais permet tout de même une bonne progression. Cà monte bien maintenant, plein pierrier. Je ne trottine plus que dans certains lacets.
Une grande traversée me fait passer devant la brèche Durier avant de me mener au pied de la difficulté finale.

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Vue depuis la brêche Durier

Cà y est, je suis au pied de la fameuse cheminée. Pas de grosse difficulté ici, même s’il faut souvent poser les mains, surtout sur la partie finale. Je profite de ma solitude pour faire un peu de ménage la fonte des neiges ayant laissé quelques blocs en équilibre précaire.

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A l’attaque de la fameuse cheminée

Et hop, d’un coup, au bout de 1100 m D+ et 9 km environ, le sommet, sa croix, sa table d’orientation, et son vent… La mer de nuage m’empêche de voir pas mal de choses environnantes mais se retrouver là-haut, seul, entouré de coton, est une sensation que j’affectionne particulièrement.

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Le croix du sommet du Canigou

Mais je commence à avoir froid et des nuages à l’Ouest cachent bien le soleil : il est 20h, il va falloir penser à rentrer.

La cheminée se désescalade bien face à la pente et rapidement j’oblique à droite vers des névés que j’avais repéré dans la Conque du Pic. Un peu de « ski » me fait rapidement perdre de l’altitude et je rejoins le chemin nominal vers le Pla de Cady où je retrouve les isards de la montée, toujours aussi stressés…

Le reste de la descente se fait tranquillou, et j’arrive à Mariailles pile à la tombée de la nuit.

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Au dessus de Mariailles, presque de nuit

23h30 : je suis de retour à Barcarès et m’endors tranquille, heureux d’avoir pu profiter un peu de ce beau coin de nature!

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